Le scriptorium 
L'exposition a également proposé la restitution d'un scriptorium ou atelier des copies, tel qu'il existait dans les abbayes cisterciennes.

Il y avait deux maniéres de transcrire les manuscrits :

* par une lecture collective dans une salle unique.

* par le travail solitaire du moine copiste dans une cellule appropriée.

A notre connaissance, c'est cette deuxième qui aurait été adoptée à l'abbaye de Cîteaux.

Le copiste disposait d'un meuble sur lequel il recopiait les manuscrits, d'encriers, de plumes, de canifs pour tailler les plumes, de boites pour conserver les pigments, de pierre ponce pour préparer le parchemin, d'alènes pour percer les trous, de règles, de stylets en métal ou de fil à plomb pour tracer les lignes sur les parchemins, de supports pour poser le livres qui lui servaient de modèle, de poids pour maintenir les pages et, parfois de tablettes enduites de cire pour prendre des notes.

Le premier ouvrage sorti du scriptorium de Cîteaux est la magnifique Bible d'Etienne Harding, conservée à la bibliothèque municipale de Dijon.
Elle est en quatre volumes.
Le premier a été terminé en 1109.

En dehors de cette bible exceptionnelle, la bibliothèque de Dijon conserve l'essentiel de la bibliothèque de l'abbaye de Cîteaux, démembrée à la Révolution. 


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