Consultés pour la paix de l'âme, ils n'oublient pas pour autant le corps de tous ceux qui viennet demander du secours.
Ces jardins de monastère reprennent l'idée du célèbre plan de Saint Gall qui précise la structure d'un jardin :
* le jardin des plantes médicinales (herbularius) où le moine médecin cultive les plantes nécessaires à son art : menthe, fenouil, sauge, romarin, sariette, coriandre, cerfeuil etc
* le jardin potager (hortus)
où sont cultivées toutes sortes de plantes alimentaires :
- des légumes
verts : bettes, laitues, choux, chicorées..
- des légumes farineux : fèves, pois, pois chiches, mongettes..
- des racines : poireaux, raiforts, panais, raves, ails, oignons..
* le "vergier", planté d'arbres fruitiers (pommeir, poirier, cognassier, noyer, figuier) et qui servait aussi de cimetière aux moines.
* le jardin bouquetier où l'on cultivait les roses pour leurs fleurs et leurs pétales, des lis symboles de pureté, des iris et des pivoines pour décorer les autels.
Toutes ces plantes étaient cultivées en planches bien alignées, entourées de pierres, de plantes de bordures ou de petites lattes de bois liées entre elles par des brins d'osier.
Au centre de ce jardin se trouvait
une fontaine.
Elle permettait aux moines d'arroser
le jardin. Cette eau fraîche symbolisait l'eau qui irrigue la terre,
l'eau qui purifie.
En effet à cette époque,
tout est symbole, tout est lien entre la vie terrestre et
la vie de l'au-delà.
A la suite des croisades, de
nouveaux légumes et fruits sont cultivés dans les monastères
pour apprendre aux paysans à connaitre des espèces nouvelles.
De plus, les jardins de monastères
échangent entre eux des graines, des conseils permettant ainsi de
diversifier les connaissances.